Hafida

Publié le Lundi 4 mai 2026

Et si, pour la Journée de la sage-femme, on vous présentait celles qui font battre le cœur de la maternité ?

Depuis le début de cette série, elles partagent ce qui fait la richesse de leur métier : la présence, l’écoute, la force du lien humain.

On vous présente Hafida. 31 ans d’expérience, une profondeur rare, et cette évidence intacte : accompagner, c’est d’abord être là.

31 ans de métier. Et toujours au bon endroit.

Hafida est sage-femme à l’hôpital d’Ixelles depuis 1995. Trente et un ans de métier… et une évidence qui n’a jamais bougé.

« Il n’y a que là-dedans que je suis bien. Je ne pourrais pas faire autre chose. »

Rien ne la destinait pourtant à ce chemin. Au départ, elle s’oriente vers la comptabilité. Et puis un jour, une rencontre, presque anodine : une infirmière qui lui suggère une autre voie. Une idée qui fait son chemin. Puis une autre évidence, plus intime encore : dans sa famille, de mère en fille, on soigne, on accompagne, on prend soin avec ses mains. Comme si, quelque part, c’était déjà inscrit.

Être sage-femme, ce n’est pas “faire”. C’est accompagner.

Quand elle parle de son métier, Hafida ne commence pas par les gestes techniques. Elle parle d’abord de présence. « Ce n’est même pas de l’ordre de faire. C’est accompagner. Être là pour les autres. »

Au quotidien, elle suit les patientes en consultation, en monitoring, en maternité. Mais au-delà des examens et des protocoles, ce qu’elle fait surtout, c’est écouter, rassurer, sentir ce qui se joue, parfois sans mots. Les femmes arrivent souvent fatiguées, inquiètes, en attente de réponses. Et parfois, il suffit simplement de leur offrir un espace pour se poser, respirer, lâcher un peu.

HIS, un choix de proximité

Hafida a connu d’autres hôpitaux, plus grands, plus techniques, plus universitaires. Elle y a appris énormément. Mais elle a choisi HIS pour une raison simple : la proximité. « Ici, il n’y a pas de barrière. On est proches des gens. »

Une proximité avec les patientes, bien sûr, mais aussi entre collègues. Médecins, sages-femmes, kinés, psychologues… tout le monde travaille ensemble, sans hiérarchie écrasante, dans un échange constant. Et cette dynamique, les patientes la ressentent immédiatement. C’est aussi pour cela qu’elles viennent ici.

Un métier aux mille dimensions

Si elle devait expliquer son métier à un enfant, Hafida dirait simplement : accompagner une maman et son bébé jusqu’à la naissance. Mais en réalité, c’est bien plus vaste.

Il s’agit d’écouter les peurs, de répondre aux questions, de démystifier certains mots qui inquiètent, de proposer des pistes, d’ouvrir d’autres portes. Parfois, le monitoring n’est qu’un point de départ. Le vrai travail se joue ailleurs : dans la relation, dans la confiance, dans cette capacité à percevoir ce dont une femme a besoin, même quand elle ne le formule pas clairement.

Une équipe comme équilibre

Dans ce métier, rien ne tient seul. L’esprit d’équipe est essentiel. « S’il n’y a pas de solidarité, d’écoute et de bienveillance, on n’y arrive pas. »

Les sages-femmes, dit-elle, sont une « explosion de tempéraments ». Des personnalités différentes, fortes, parfois contrastées, mais profondément complémentaires. Chacune apporte quelque chose que l’autre n’a pas. Et c’est précisément cette diversité qui fait la richesse de l’équipe.

Ce moment qui ne change jamais

Même après 31 ans, certaines émotions restent intactes. « Entendre le cœur d’un bébé… ça envoie quelque chose. C’est un appel à la vie. » Un moment simple, presque invisible, mais puissant. Comme un contrepoint à tout ce qui peut être difficile autour. Une preuve que la vie continue, malgré tout.

Accompagner aussi quand la vie bascule

Le métier n’est pas fait que de naissances heureuses. Il y a aussi des moments plus durs, des pertes, des deuils. Mais là encore, Hafida parle de douceur, de respect, de présence. « Ce n’est pas que ça se passe bien ou mal… ça se passe. »

Accompagner les parents, respecter leurs souhaits, rester à leur côté. Et parfois, des années plus tard, les revoir, dans d’autres circonstances, et constater que le lien est toujours là.

Son conseil

Aux futures sages-femmes, elle dit une chose essentielle : prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres. Parce que ce métier demande beaucoup, émotionnellement, physiquement, humainement. Et que pour donner, il faut aussi savoir se recharger.

Hafida, en un mot

Un seul. Amour.

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