Urologie : une spécialité bien plus large qu’on ne le pense

Publié le Mercredi 29 mars 2006

Rencontre avec Myky Nguyen, nouvelle urologue aux Hôpitaux Iris Sud

Quand on dit « urologie », beaucoup imaginent immédiatement une spécialité très ciblée, souvent associée uniquement aux hommes.

En réalité, l’urologie est une discipline bien plus vaste. Reins, vessie, calculs, infections urinaires, cancers, incontinence… les pathologies des voies urinaires concernent tout le monde. Femmes et hommes.

Pour mieux comprendre cette spécialité encore méconnue, nous avons rencontré Myky Nguyen, nouvelle urologue aux Hôpitaux Iris Sud.

Une spécialité qui concerne bien plus de patients qu’on ne le pense

« Beaucoup de personnes pensent que l’urologie concerne uniquement les hommes. Mais les femmes ont elles aussi des voies urinaires, et donc des pathologies urologiques. »

Infections urinaires, calculs rénaux, incontinence ou cancers du rein, prostate et de la vessie font partie des situations prises en charge par les urologues.

La spécialité inclut également le suivi du système génital masculin.

Une discipline complète, à la frontière entre plusieurs domaines de la médecine.

Une spécialité médico-chirurgicale

L’urologie fait partie des spécialités dites médico-chirurgicales. Autrement dit : on soigne, on diagnostique… et on opère. « On fait de la chirurgie, bien sûr, mais aussi beaucoup de consultations, d’examens endoscopiques et de suivi médical. »

C’est justement cette diversité qui a attiré Myky Nguyen vers cette spécialité lors de sa formation.
Après six années de médecine, elle choisit une discipline qui mêle réflexion médicale, gestes techniques et contact direct avec les patients.

Des patients suivis parfois pendant des décennies

L’urologie est aussi une médecine du temps long. Certains patients consultent pour un premier dépistage vers 50 ans et restent suivis pendant des années.

« On peut accompagner certains patients au-delà de 90 ans.. On construit une vraie relation médicale dans la durée. » Une relation de confiance qui s’installe progressivement.

Améliorer la qualité de vie

L’urologie ne traite pas uniquement des pathologies lourdes. Elle intervient aussi dans des situations qui peuvent profondément affecter la vie quotidienne.

Incontinence, troubles urinaires, difficultés sexuelles… des sujets parfois tabous mais fréquents.

« Quand on arrive à résoudre un problème qui gênait énormément un patient au quotidien, on voit immédiatement la différence. »

Retrouver une vie normale, parfois simplement pouvoir sortir de chez soi sereinement : pour certains patients, ces améliorations changent tout.

Des symptômes à ne pas ignorer

Certains signes doivent toujours pousser à consulter. C’est notamment le cas de la présence de sang dans les urines. « Même si cela ne se produit qu’une fois, il ne faut jamais banaliser ce symptôme. »

Autre message important : à partir de 50 ans, un contrôle urologique peut être utile, même en l’absence de symptômes.

Une médecine qui se construit en équipe

L’urologie travaille en étroite collaboration avec de nombreuses disciplines : oncologie, radiologie, gynécologie… Une approche multidisciplinaire essentielle pour assurer une prise en charge complète des patients. « C’est un environnement où les équipes collaborent facilement. »

Une nouvelle étape pour Myky Nguyen… et une belle occasion de rappeler que l’urologie est une spécialité bien plus large – et essentielle – qu’on ne l’imagine.
 

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