Anesthésie

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Le service d’anesthésiologie est dirigé par le Dr Jean-Pierre Bomblet, secondé par un responsable sur chaque site.

Les anesthésistes assistent, entre autres, aux 27.000 interventions qui sont pratiquées chaque année sur nos sites et assurent les consultations pré-opératoires.

L’anesthésie est une discipline comprenant plusieurs techniques permettant de supprimer complètement ou d’atténuer la douleur lors d’actes chirurgicaux, obstétricaux, médicaux (examens radiologiques, endoscopiques).

Schématiquement, deux types d’anesthésie peuvent être décrits :

  1. l’anesthésie générale

    Elle permet la perte de conscience (narcose), l’absence de douleur (analgésie) et si le type de chirurgie le nécessite, le relâchement musculaire (curarisation).
    Narcose, analgésie et curarisation ont chacune leurs médicaments intraveineux spécifiques. Les gaz halogénés, utilisés seuls ou associés aux substances intraveineuses, permettent également l’anesthésie générale.
    Une intubation est souvent nécessaire de manière à ventiler le patient grâce à un respirateur car la plupart des drogues employées suppriment la respiration spontanée.

  2. l’anesthésie loco-régionale

    Elle permet la perte de la sensation de douleur dans une partie du corps (un doigt, une main, un avant-bras, un bras, une jambe…) par l’injection d’anesthésiques locaux. L’anesthésiste s’aide actuellement d’un neuro-stimulateur ou d’un échographe pour repérer le((s) tronc(s) nerveux à bloquer en fonction du type de chirurgie.

    La péridurale et la rachianesthésie sont deux formes particulières d’anesthésie loco-régionale. La péridurale est actuellement la méthode la plus efficace pour abolir ou significativement diminuer la douleur pendant le travail d’une future maman.

Dans certains cas, les deux techniques, générale et loco-régionale, peuvent être associées.

Toutes ces méthodes nécessitent la présence d’un anesthésiste-réanimateur, spécialiste. C’est lui qui, en fonction de l’état du patient, des divers examens préopératoires, du type d’intervention, décidera avec son patient de la meilleure technique à utiliser. C’est lui encore, qui durant l’acte chirurgical ou médical, surveillera continuellement les paramètres vitaux (tension artérielle, rythme cardiaque, fréquence respiratoire, volume respiratoire, taux d’oxygène, degré de conscience…). Tout cela nécessite des appareils de surveillance sophistiqués. C’est lui qui enfin assurera l’absence de douleur du patient et son confort après l’intervention.

L’anesthésiste est aussi réanimateur puisque que sa profession consiste à prendre en charge des actes chirurgicaux urgents et des situations où de graves dysfonctionnements chroniques ou aigus mettent la vie du patient en danger.

La spécialité en anesthésie-réanimation, récente puisqu’elle a véritablement commencé après la seconde guerre mondiale, a révolutionné le quartier opératoire puisqu’elle permet des actes chirurgicaux de plus en plus longs, de plus en plus invasifs. De nouveaux médicaments, de nouveaux appareils, de nouvelles techniques (l’hypnose notamment) ont permis et permettent encore de réduire significativement les complications, rendent le patient plus vite autonome (chirurgie de jour).