Actualités: Journée mondiale du diabète : rappels importants sur la maladie avec un médecin endocrinologue

Ce samedi 14 novembre, c’est la journée mondiale du diabète. Cette année, le focus est mis sur l’importance du personnel infirmier dans la prise en charge des patients diabétiques.L’occasion de rappeler les mesures de prévention face à cette maladie ainsi que l’importance du dépistage avec le Docteur Nathalie Bakoto, médecin endocrinologue aux Hôpitaux Iris Sud.

Il existe plusieurs types de diabète, celui de type 2 étant le plus fréquent. En Belgique, environ 600.000 personnes en souffrent. Ce diabète est aussi celui qui peut être évité lorsque l’on agit sur des facteurs tels que la pratique régulière d’une activité physique ou l’alimentation. Toutefois, le diabète de type 2 est aussi associé à l’âge ou l’hérédité, des facteurs de risques non modifiables.

Prévenir l’apparition de la maladie

Le diabète de type 2 peut toucher tout un chacun. Cependant, certains facteurs prédisposent des patients à devenir diabétique. « Avoir une alimentation saine (pas trop riche) et consacrer du temps à la pratique d’une activité physique quotidienne sont des moyens efficaces pour éviter ou retarder la maladie », précise le Dr Bakoto.

Le personnel infirmier : un rôle clé à jouer

« Avec la prévalence galopante de la maladie, il est important que tout patient puisse avoir accès à l’information à plusieurs niveaux », souligne-t-elle. Aussi, le personnel infirmier joue un rôle clé en formant les patients à l’autogestion de leur diabète. Il offre un soutien, qui permet de lever les barrières psychologiques, et délivre des messages de prévention.

Dépistage

Généralement, les personnes diabétiques (type 2) sont asymptomatiques. « On dit souvent que 50% d’entre eux s’ignorent, leur maladie n’étant découverte qu’à la faveur d’une complication et donc, tardivement », précise le Dr Bakoto. Le dépistage tardif, comme pour toute maladie, est dommageable pour une prise en charge optimale. « Les personnes présentant les facteurs de risques cités précédemment doivent être plus attentifs et réaliser des prises de sang régulièrement ».

COVID et diabète

« Durant la première vague, mes patients se sont sentis stigmatisés », explique le Dr Bakoto. Même si les consultations étaient maintenues (par téléphone ou sur place lorsque le cas le nécessitait), ces patients considérés comme à risques ont mal vécu cette période : « les médias les rendaient anxieux et nombre d’entre prenaient du poids, n’osant plus sortir de chez eux ».

Afin d’éviter les écueils observés durant ce premier confinement, « il faut donner des messages constructifs, porteurs de solutions », explique-t-elle. En effet, ceux qui ont maintenu une activité physique quotidienne et veillé à conserver une alimentation saine ont mieux vécu cette période et ont gardé un bon équilibre glycémique.

Elle insiste également sur l’importance du contact avec toute l’équipe de diabétologie, même par téléphone. « Si j’avais un message à faire passer, ce serait de ne pas hésiter à nous contacter ; nous sommes là pour eux », conclut-elle.